📝 Les étapes à suivre
Comprends la répartition légale
Le principe est simple : le locataire est responsable de l'entretien courant et des menues réparations (décret n°87-712 du 26 août 1987). Le propriétaire est responsable des grosses réparations et de la mise en conformité du logement (article 6 de la loi du 6 juillet 1989). La vétusté (usure normale liée au temps) est toujours à la charge du propriétaire.
Ce que paie le locataire (réparations locatives)
Le locataire paie : l'entretien des sols (cirage, remplacement de lames de parquet cassées par sa faute), des murs (petits trous, accrocs), de la plomberie (joints, remplacement de flexibles de douche), de l'électricité (ampoules, interrupteurs, fusibles), du chauffage (entretien annuel de la chaudière, ramonage), des menuiseries (graissage des gonds, remplacement de poignées), et des espaces extérieurs (entretien du jardin, élagage). Consulte la liste complète sur service-public.fr.
Ce que paie le propriétaire (gros travaux)
Le propriétaire paie : le remplacement de la chaudière ou du chauffe-eau, la réfection de la toiture, le remplacement des fenêtres et volets vétustes, la mise aux normes de l'installation électrique ou de gaz, le remplacement de la robinetterie vétuste, les travaux de ravalement de façade, la réparation des fuites dans les murs ou la toiture, et tout ce qui relève de l'usure normale (vétusté). Le propriétaire doit aussi fournir un logement décent (critères du décret du 30 janvier 2002).
Le cas de la vétusté
La vétusté est l'usure normale due au temps et à l'usage courant. Elle est toujours à la charge du propriétaire. Exemples : peinture qui s'écaille après 10 ans, moquette usée après 8 ans, robinet qui fuit après 15 ans d'utilisation normale. Depuis la loi ALUR (2014), une grille de vétusté peut être annexée au bail pour objectiver l'état d'usure au moment du départ.
Comment résoudre un désaccord
En cas de désaccord sur la répartition, le locataire peut : envoyer une mise en demeure par recommandé au propriétaire (en citant les articles de loi), saisir la Commission départementale de conciliation (CDC, gratuite et accessible via la préfecture), ou saisir le tribunal judiciaire en dernier recours. Si le propriétaire refuse de faire des travaux qui relèvent de sa responsabilité, le locataire peut demander une réduction de loyer ou une injonction de faire.
Pas de panique !