📝 Les étapes à suivre
Tente une résolution amiable directe
Commence par contacter l'artisan par écrit (email ou courrier) pour exposer clairement les problèmes constatés : malfaçons, travaux inachevés, devis non respecté, retard. Décris les défauts précisément et demande une date d'intervention pour corriger les problèmes. Conserve tous tes échanges. Une bonne foi affichée facilite souvent la résolution rapide.
Envoie une mise en demeure en recommandé
Si l'artisan ne répond pas ou refuse d'intervenir, envoie une mise en demeure par courrier recommandé avec AR. Ce courrier formel lui donne un délai précis (8 à 15 jours) pour intervenir ou te proposer une solution, sous peine de poursuites. Cite les garanties légales applicables (garantie de parfait achèvement, garantie biennale, garantie décennale) et le préjudice subi.
Fais constater les défauts par un expert
Pour les malfaçons importantes, fais appel à un expert en bâtiment indépendant pour établir un rapport contradictoire. Ce rapport est une pièce maîtresse pour toute procédure ultérieure. Pour les petits litiges, des photos détaillées et datées peuvent suffire. Si l'artisan a une assurance décennale (obligatoire pour les travaux de construction), ses assureurs peuvent envoyer leur propre expert.
Saisis le médiateur de la consommation
Si la mise en demeure reste sans effet, saisis gratuitement le médiateur de la consommation compétent pour le secteur du bâtiment. Cherche le médiateur compétent sur economie.gouv.fr. Le médiateur dispose de 90 jours pour rendre un avis. Cette étape est obligatoire avant toute action judiciaire pour les litiges de consommation.
Saisir la justice en dernier recours
Si la médiation échoue, tu peux saisir le tribunal selon le montant du litige : tribunal de proximité (jusqu'à 5 000 €), tribunal judiciaire (au-delà). Pour les travaux garantis par la garantie décennale (10 ans après réception) ou biennale (2 ans), tu peux aussi mettre en cause l'assureur de l'artisan directement. L'aide juridictionnelle est possible sous conditions de revenus.
Pas de panique !