📝 Les étapes à suivre
Vérifie d'abord ton relevé de carrière
Avant de payer quoi que ce soit, connecte-toi sur info-retraite.fr et vérifie ton relevé de carrière : des trimestres manquants sont parfois de simples erreurs (années de service militaire, chômage, maladie non reportés) qui se corrigent gratuitement. Ne rachète que ce qui manque vraiment après régularisation.
Identifie les périodes rachetables
Deux cas ouvrent droit au rachat : les années d'études supérieures validées par un diplôme (ou les classes préparatoires et grandes écoles), et les années civiles où tu as cotisé moins de 4 trimestres (petits boulots, temps partiel, début de carrière). Maximum : 12 trimestres au total, à racheter entre 20 et 66 ans révolus, avant la liquidation de ta retraite.
Choisis l'option de rachat
Deux formules existent : le rachat « taux seul » (il réduit ou annule la décote) et le rachat « taux + durée d'assurance » (il compte aussi dans la durée cotisée, donc augmente davantage la pension, mais coûte 30 à 50 % plus cher). Le bon choix dépend de ta situation : fais une simulation précise sur lassuranceretraite.fr avant de décider.
Fais chiffrer le coût et compare au gain
Le prix d'un trimestre dépend de ton âge (plus tu es jeune, moins c'est cher) et de la moyenne de tes revenus des 3 dernières années : de l'ordre de 1 500 € par trimestre à 25 ans, jusqu'à 4 500 à 6 500 € après 60 ans. Un tarif réduit existe pour les jeunes actifs (abattement de 670 € ou 1 000 € par trimestre pour un rachat d'années d'études demandé dans les 10 ans suivant la fin des études, limité à 4 trimestres). Le rachat est déductible à 100 % de ton revenu imposable, ce qui réduit fortement le coût réel si tu es dans une tranche haute.
Dépose la demande et échelonne le paiement
La demande se fait en ligne sur lassuranceretraite.fr (service « racheter des trimestres ») ou via le formulaire dédié envoyé à ta caisse. Tu reçois une évaluation valable 3 mois, que tu es libre d'accepter ou non. Le paiement peut être comptant (1 à 3 trimestres) ou échelonné sur 1, 3 ou 5 ans (avec majoration pour les échéanciers longs). Attention : un rachat n'est en principe pas remboursable, sauf réforme reculant l'âge légal après ton versement.
Pas de panique !