📝 Les étapes à suivre
Consulte le règlement de copropriété
Récupère ton règlement de copropriété auprès du syndic ou dans tes documents d'achat. Cherche les clauses relatives à la « destination de l'immeuble » et à l'usage des lots. Deux types de clauses existent : l'habitation bourgeoise « simple » (autorise les professions libérales et généralement la location saisonnière) et l'habitation bourgeoise « exclusive » (interdit toute activité commerciale, y compris la location de courte durée).
Identifie le type de clause d'habitation
Si le règlement mentionne « usage exclusif d'habitation » ou « habitation bourgeoise exclusive », la location Airbnb est probablement interdite. La Cour de cassation a confirmé à plusieurs reprises (arrêt du 8 mars 2018, n°14-15.864) que la location de courte durée à une clientèle de passage constitue une activité commerciale incompatible avec la destination bourgeoise exclusive de l'immeuble.
Vérifie la jurisprudence récente
La jurisprudence évolue. La loi Le Meur (2024) renforce le pouvoir des copropriétés en facilitant le vote de restrictions à la location de courte durée. Depuis cette loi, l'assemblée générale peut voter à la majorité des 2/3 (au lieu de l'unanimité) pour modifier le règlement et interdire ou encadrer la location Airbnb. Reste informé via legifrance.gouv.fr.
Consulte le syndic et les PV d'assemblée générale
Vérifie les comptes-rendus des dernières assemblées générales : des résolutions limitant la location courte durée ont-elles été votées ? Le syndic peut t'informer des éventuelles plaintes de voisins ou des procédures en cours. Si aucune restriction n'existe, tu es en principe libre de louer.
En cas de litige : les recours possibles
Si la copropriété conteste ton location, elle peut te mettre en demeure par courrier recommandé, puis saisir le tribunal judiciaire. Tu peux contester si tu estimez que la clause n'interdit pas clairement la location saisonnière. En cas de trouble de voisinage (bruit, flux de voyageurs), le syndicat peut aussi agir sur le fondement des troubles anormaux de voisinage (article 544 du Code civil).
Pas de panique !