📝 Les étapes à suivre
Vérifie les délais de prescription — d'abord
12 mois pour contester une rupture du contrat (licenciement, rupture conventionnelle homologuée) à compter de sa notification. 3 ans pour les salaires, primes et heures supplémentaires. 2 ans pour les litiges liés à l'exécution du contrat. 5 ans pour harcèlement et discrimination. Passé le délai, l'action est morte : si tu hésites, saisis d'abord, réfléchis ensuite.
Rassemble les preuves pendant que tu y as accès
Contrat, bulletins de paie, plannings, mails professionnels, attestations de collègues (Cerfa 11527), courriers de l'employeur, certificats médicaux. En droit du travail, la preuve est reine et souvent plus accessible AVANT le départ de l'entreprise. Les échanges informels (SMS, messageries) sont recevables s'ils ont été obtenus loyalement.
Dépose la requête au greffe
Formulaire de saisine (ou requête sur papier libre) exposant tes demandes chiffrées poste par poste — rappel de salaire, indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, congés payés afférents… —, déposé ou envoyé au greffe du conseil de prud'hommes du lieu de travail. C'est gratuit. L'avocat n'est pas obligatoire : tu peux te défendre seul ou avec un défenseur syndical, gratuit lui aussi.
Passe par la conciliation obligatoire
Première étape quasi systématique : le bureau de conciliation et d'orientation (BCO) convoque les deux parties pour tenter un accord. Une part significative des dossiers s'y règle, souvent via l'indemnité forfaitaire de conciliation, barémisée et fiscalement avantageuse. Pas d'accord ? L'affaire part au bureau de jugement.
Prépare l'audience de jugement
Compte 6 à 18 mois selon les conseils (davantage à Paris et dans les grandes métropoles). La procédure est orale mais un dossier écrit structuré (conclusions + pièces numérotées communiquées à l'adversaire) fait la différence. En cas de départage (voix partagées entre conseillers), un juge professionnel tranche — ce qui rallonge d'autant.
Pas de panique !