📝 Les étapes à suivre
Fais établir l'arrêt et respecte le délai de 48 heures
Le médecin établit l'arrêt de travail, le plus souvent télétransmis directement à la CPAM (volets 1 et 2) : il ne te reste qu'à envoyer le volet 3 à ton employeur sous 48 heures (mail avec accusé de lecture ou remise contre signature recommandés pour garder une preuve). Si l'arrêt est sur papier, il doit s'agir du nouveau formulaire sécurisé (les arrêts sur papier libre ou scannés ne sont plus acceptés — mesure anti-fraude) : envoie les volets 1-2 à la CPAM et le 3 à l'employeur, toujours sous 48 h. Un envoi tardif répété peut réduire tes indemnités.
Comprends le calcul de tes indemnités journalières
Après un délai de carence de 3 jours (aucune indemnité de la Sécu les 3 premiers jours, sauf ALD ou arrêts successifs liés), la CPAM verse des indemnités journalières égales à 50 % de ton salaire journalier de base (moyenne des 3 derniers mois bruts), dans la limite d'un plafond de salaire pris en compte d'environ 1,4 SMIC — soit une IJ maximale de l'ordre de 41-42 € par jour. Condition d'ouverture : avoir suffisamment travaillé ou cotisé récemment (environ 150 heures sur 3 mois). Les IJ sont versées tous les 14 jours : surveille ton compte ameli et relance au-delà de 3 semaines de silence.
Active le complément employeur — souvent oublié
Si tu as au moins 1 an d'ancienneté et as bien transmis ton arrêt sous 48 h, l'employeur doit compléter tes IJ (maintien légal : 90 % du brut pendant 30 à 90 jours selon l'ancienneté, puis 66 % — après un délai de carence employeur de 7 jours, distinct de celui de la Sécu). Beaucoup de conventions collectives font mieux : maintien à 100 % dès le premier jour, sans carence. Vérifie TA convention (mentionnée sur ton bulletin de paie) : c'est elle qui fait la différence entre un arrêt indolore et une grosse perte de salaire. En subrogation, l'employeur perçoit les IJ et te maintient le salaire — le cas le plus simple.
Respecte les obligations pendant l'arrêt
Sauf mention « sorties libres » médicalement justifiée, tu dois être présent chez toi de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, tous les jours y compris week-ends — pour les contrôles de la CPAM comme pour la contre-visite que l'employeur peut mandater (surtout s'il te maintient le salaire). Interdits pendant l'arrêt : travailler (y compris pour toi-même ou en micro-entreprise), et toute activité incompatible avec ton état. Un contrôle négatif peut suspendre IJ et complément. Séjour hors du département ou à l'étranger : uniquement avec l'accord préalable de la CPAM.
Gère la prolongation et la reprise
Une prolongation doit être prescrite par le médecin qui a établi l'arrêt initial ou ton médecin traitant (sinon, elle peut ne pas être indemnisée, sauf exceptions : remplaçant, spécialiste consulté à leur demande, hospitalisation). À la reprise : au-delà de 60 jours d'arrêt, une visite médicale de reprise auprès de la médecine du travail est obligatoire sous 8 jours — c'est elle qui te déclare apte, éventuellement avec aménagements. Pour un arrêt long, pense à la visite de préreprise (à ta demande, dès 30 jours) pour préparer un retour aménagé, un mi-temps thérapeutique ou une reconversion, et regarde la fiche dédiée aux arrêts longue durée.
📁 Documents nécessaires
💬 Questions fréquentes
Combien vais-je perdre pendant mon arrêt maladie ?
Mon employeur peut-il refuser ou contester mon arrêt maladie ?
Ai-je droit aux indemnités si je suis en CDD, intérim ou à temps partiel ?
Puis-je sortir, voyager ou faire du sport pendant un arrêt ?
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Pas de panique !