📝 Les étapes à suivre
Vérifie les conditions d'ouverture de droits
Pour ouvrir des droits, il faut : avoir travaillé au moins 6 mois (environ 130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois (36 mois si tu as 53 ans ou plus — seuils périodiquement ajustés par les réformes, vérifie sur francetravail.fr) ; avoir perdu ton emploi involontairement (licenciement quel qu'en soit le motif, rupture conventionnelle, fin de CDD ou de mission) ; être inscrit, apte et en recherche active. La démission n'ouvre pas de droits, SAUF démissions « légitimes » (suivi de conjoint, non-paiement des salaires, violences…) et projet de reconversion validé — vois la fiche dédiée démission.
Comprends le calcul du montant
Tout part du salaire journalier de référence (SJR) : tes salaires bruts des 24 derniers mois divisés par les jours de la période — jours travaillés ET une partie des jours non travaillés comptent, ce qui pénalise les parcours hachés. L'allocation journalière = le plus favorable entre 40,4 % du SJR + partie fixe (environ 13 €) et 57 % du SJR, avec un plancher d'environ 32 € et un plafond de 75 % du SJR. En net, compte grosso modo 55 à 70 % de ton ancien salaire net (davantage pour les petits salaires). L'allocation est versée mensuellement sur la base de 30 jours par mois depuis la réforme de la « mensualisation ».
Anticipe les différés — le premier paiement tarde TOUJOURS
Trois retardateurs s'additionnent avant le premier euro : le délai d'attente de 7 jours (incompressible), le différé « congés payés » (ton indemnité de congés payés versée au solde de tout compte est convertie en jours non indemnisés), et le différé « spécifique » si tu as touché des indemnités de rupture au-delà du minimum légal (rupture conventionnelle généreuse, transaction — jusqu'à 150 jours de différé, réduit en cas de licenciement économique). Concrètement, après une rupture conventionnelle bien négociée, le premier versement peut n'arriver que 3 à 5 mois après la fin du contrat : provisionne cette période.
Connais ta durée de droits (et la dégressivité éventuelle)
La durée d'indemnisation dépend de ta durée d'affiliation, avec des maximums selon l'âge à la fin du contrat : environ 18 mois avant 53 ans, 22,5 mois de 53 à 54 ans, 27 mois à 55 ans et plus (des ajustements de ces bornes d'âge sont régulièrement discutés — vérifie ta notification). Un mécanisme de « contracyclicité » a pu réduire les durées quand le chômage est bas : ta notification de droits fait foi. Hauts revenus : si ton allocation dépasse environ 92 € par jour et que tu as moins de 55 ans, elle baisse de 30 % à partir du 7e mois. Et en cas de reprise d'emploi puis nouvelle perte, tes anciens droits non consommés se combinent aux nouveaux (rechargement).
Optimise : cumul, activités réduites et aides annexes
Travailler pendant tes droits est souvent gagnant : le cumul salaire + ARE partielle est possible tant que le total ne dépasse pas ton ancien salaire (l'allocation est réduite de 70 % du nouveau salaire brut), et ces périodes allongent tes droits via le rechargement. Déclare tout à l'actualisation, bulletins à l'appui. Pense aussi : à l'ARCE si tu crées une entreprise (60 % de tes droits restants versés en capital), aux aides à la mobilité et à la formation, au maintien de ta mutuelle d'entreprise (portabilité gratuite jusqu'à 12 mois), et à la validation retraite des périodes de chômage indemnisé. En fin de droits : ASS ou RSA, sans jamais laisser de trou entre les dispositifs.
📁 Documents nécessaires
💬 Questions fréquentes
Combien vais-je toucher au chômage par rapport à mon salaire ?
Pourquoi n'ai-je encore rien touché un mois après mon inscription ?
La rupture conventionnelle donne-t-elle vraiment droit au chômage ?
Que se passe-t-il à la fin de mes droits ?
✍️ Tu dois rédiger un courrier ?
Le Rédacteur génère le document adapté à ta situation en quelques clics — courtois, ferme, prêt à envoyer.
Pas de panique !